Apple accepte de débattre avec le FBI

Face aux efforts des autorités américaines pour débloquer ses appareils mobiles, Apple se déclare favorable à la création d’un groupe d’experts pour débattre du cryptage.

Le face à face entre le FBI et Apple se poursuit aux Etats-Unis. Après la fusillade à San Bernardino qui avait fait 14 morts en décembre dernier, le FBI avait demandé l’aide d’Apple pour débloquer l’iPhone de l’auteur de l’attentat. Dans un communiqué publié lundi sur son site internet, Apple a confirmé son opposition aux demandes des autorités et de la justice pour l’aider dans cette enquête. Mais, le leader technologique se déclare tout de même prêt à soutenir la création d’un groupe d’experts pour débattre du cryptage de ses appareils à condition que les autorités arrêtent leurs efforts pour débloquer leurs appareils mobiles.

Selon un sondage publié lundi, 51 % des Américains soutiennent le FBI et accusent Apple d’entraver le travail des enquêteurs. Les défenseurs des libertés civiles évoquent, eux, une menace qui pourrait mener à une surveillance débridée. Ils sont 38 % à s’opposer au déblocage du téléphone de l’attentat, évoquant un risque pour la sécurité des propriétaires d’iPhones.

La marque à la pomme utilise cet argumentaire pour garder le mystère sur le verrouillage de ses appareils au motif que cela « créerait un précédent juridique ayant pour conséquence d’étendre les pouvoirs de gouvernement et nous ne savons pas où cela va nous mener ». Après une fausse manipulation, les enquêteurs n’ont toujours pas accédé aux informations contenues dans l’iPhone 5c de l’auteur de l’attentat de San Bernardino.

I.C