Christophe Castaner soutient Didier Lallement face aux critiques de la gauche

Capture d'écran de l'interview de Christophe Castaner sur France Inter le 19/02/2019.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a défendu sur France Inter le préfet de police de Paris, victime des critiques à gauche. Il en a profité pour régler quelques comptes.

Il n’y a aucun problème Lallement”. Voilà la réponse claire et nette du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner aux élus qui critiquaient sa politique de maintien de l’ordre lors des manifestations. Christophe Castaner vient ainsi à la défense du préfet de police de Paris Didier Lallement, vivement critiqué à gauche.

Le ministre maintient son soutien au chef de la police parisienne, alors même que celui-ci s’est attiré les foudres de personnalités politiques comme Jean-Luc Mélenchon, député (FI) des Bouches-du-Rhône et Anne Hidalgo, maire (PS) de Paris. Didier Lallement est critiqué sur la violence des forces de l’ordre dans la crise des gilets-jaunes et dans le mouvement de grève contre la réforme des retraites.

Le ministre répond aux critiques

Ce n’est pas parce que Jean-Luc Mélenchon dénonce quelqu’un que ça devient un problème, sinon j‘en serais un aussi”, a déclaré Christophe Castaner au micro de France Inter. Le leader de la France Insoumise avait en effet qualifié le préfet de police de Paris de “psychopathe” dans un tweet daté du 1er février.

Le ministre de l’Intérieur a ensuite été interrogé sur Anne Hidalgo, qui s’était aussi exprimée contre les méthodes de Didier Lallement. Plus incisif, il a déclaré : “La première fois que j’ai rencontré Anne Hidalgo, quand j’ai pris mes fonctions, elle était hostile à la police municipale. Quelques mois après elle est venue me voir pour me dire qu’elle y était favorable.”

Un préfet de police au service de l’Intérieur, pas de la mairie

Christophe Castaner a ensuite continué en réaffirmant son autorité et celle du préfet de police, “qui n’est pas adjoint à la mairie de Paris, mais qui est plutôt adjoint au ministre de l’Intérieur”.

Le ministre clôt finalement le débat en remettant à plus tard la stratégie de coopération entre Didier Lallement et la future personne en charge de la capitale. Ce tacle à peine voilé met ainsi bien en lumière les relations tendues entre le gouvernement et l’opposition de gauche.

Regardez l’interview complète (24:16) sur France Inter :