Citoyens et journalistes unis face à l’extradition de Julian Assange

Le cofondateur de Wikileaks, Julian Assange, attend son extradition vers les États-Unis le 24 février. Des journalistes et citoyens lancent un appel dans le journal l'Humanité pour sa “libération immédiate”

Le journal l’Humanité se joint à l’appel de journalistes et de citoyens pour obtenir la libération du cofondateur de Wikileaks, menacé le 24 février d’une extradition aux États-Unis et de 175 ans d’emprisonnement.

Les lanceurs d’alertes sont sous le feu des projecteurs. Julian Assange, cofondateur du site Wikileaks (organisation non gouvernementale qui publie des documents confidentiels), est toujours en prison au Royaume-Uni pour s’être réfugié durant 7 années dans l’ambassade de l’Équateur à Londres.

Julian Assange attend le verdict de son procès dans une prison dédiée à la détention de “terroristes” surnommée “le Guantanamo britannique”. Le mercredi 19 février, des journalistes du journal L’Humanité et des citoyens ont lancé un appel pour obtenir sa libération “immédiate”.

Leur objectif est d’empêcher son extradition prévue pour le 24 février, avec pour motif la préservation de la liberté de la presse.

Un “dangereux précédent” pour la liberté de la presse

D’autres journaux se sont greffés à cet appel : Mediapart, Regards, le Média ainsi que des syndicats de journalistes (SNJ-CGT, SNJ, Ugict, CGT). Ils soutiennent qu’une “extradition de Julian Assange vers les États-Unis signifierait la remise en cause” du droit des peuples “à savoir ce qui est fait en leur nom par des États, des gouvernants et des administrations”.

L’éditorial du 19 février de Cathy Dos Santos dans les colonnes de L’Humanité soutient “qu’il n’est ni un espion, ni un malfrat. Il ne s’est rendu compte d’aucune atrocité, malgré les efforts de Washington, Londres et Stockholm pour faire croire le contraire.”

Une soirée de soutien est organisée jeudi 20 février, à 19 heure, salle Henaff, annexe Varlin de la bourse du travail,  au 29 boulevard du Temple à Paris.

Paul Boyer