En Bretagne, LREM veut conquérir les bastions PS mais manque de leaders

Marc Coatanéa, tête de liste Marchons pour Brest !

Lors de l’élection présidentielle, des élections législatives et européennes, La République en Marche (LREM) a jouit d’un certain ancrage politique en Bretagne. Pourtant, le parti présidentiel ne part pas favori pour les Municipales de mars 2020.

A quelques semaines du premier tour des élections municipales, La République en marche (LREM) n’est pas au point sur la Bretagne. Le parti présidentiel manque de leaders ancrés à l’échelle locale, ce qui ne l’empêche pourtant pas de vouloir conquérir les grands bastions socialistes comme Rennes ou Brest.

Et il y a de quoi nourrir de l’espoir pour le parti d’Emmanuel Macron, qui a enregistré ses meilleurs scores lors de la présidentielle, avec respectivement 29 % et 75,4 % aux premier et second tour. Le résultat était tout aussi positif lors des législatives, avec 21 députés LREM sur 27 qui sont venus compléter les bancs de l’Assemblée. Et rebelote aux élections européennes, où LREM était arrivé en tête avec 25,6%.

 

Manque de leaders ancrés localement

Mais il y a plusieurs soucis, sur la route du succès pour LREM en Bretagne. Le premier, c’est que le parti manque clairement de leaders ancrés. À Rennes, qui a voté à plus de 88 % pour LREM au second tour de la présidentielle, c’est la marcheuse Carole Grandon qui compte prendre la place de la maire socialiste sortante, Nathalie Appéré.

Derrière Marc Coatenéa, tête de liste “Marchons pour Brest !”, LREM espère bénéficier de l’usure de François Cuillandre, l’actuel maire PS, qui se représente pour un quatrième mandat.

Déception présidentielle et forte concurrence

Le second, c’est la déception locale grandissante vis-à-vis de la politique du président de la République. “Emmanuel Macron a déçu par son manque d’enthousiasme dans la décentralisation, un sujet clé en Bretagne où l’on est loin de réclamer l’autonomie, mais plus de responsabilités régionales”, analyse par exemple le politologue Romain Pasquier dans Les Echos.

Et il y en a un troisième, de taille : la concurrence. Selon les estimations de ce même politologue, “les socialistes devraient conserver les grandes villes ; la droite, les villes moyennes”. Le temps presse donc pour LREM, à quelques semaines des élections.

Marc Coatanéa, tête de liste Marchons pour Brest !