Le puissant cyclone Fani frappe le sud-est de l’Inde

Le cyclone Fani pourrait être plus puissant et destructeur que le cyclone de 1999 qui avait fait 10.000 morts dans l'Etat d'Odisha.

Le puissant cyclone Fani a touché terre dans l’est de l’Inde vendredi à 8 heures locales (4h30 heure française), ont annoncé les services indiens de météorologie.

L’Inde se prépare à subir le cyclone le plus puissant des 20 dernières années. Les autorités indiennes ont donc ordonné l’évacuation de plus d’un million de personnes de régions de l’est de l’Inde qui pourraient être sur la trajectoire de la tempête. “Nous avons enregistré des vents atteignant 175 à 180 km/h il y a environ une heure et demie”, a indiqué à l’AFP H.R Biswas, le responsable des services météorologiques de l’Etat d’Odisha.

Les services indiens de météorologie ont dit s’attendre à ce que le cyclone, après avoir touché terre dans l’Etat d’Odisha, au sud de Calcutta, suive une trajectoire traversant des zones peuplées de plus de 100 millions d’habitants, passant ensuite par l’Etat du Bengale-Occidental avant d’atteindre le Bangladesh samedi en s’affaiblissant progressivement.

Selon ces services, les eaux pourraient monter d’un mètre et demi dans l’Odisha et inonder des zones basses où quelque 10.000 personnes avaient été tuées par un cyclone en 1999.

Le sud-est de l’Inde, zone à risque 

Située sur la côte est, la ville de Puri a été dans les premiers territoires touchés par l’oeil du cyclone. Puri est une ville sainte et abrite le temple de Shree Jagannath, l’un des plus sacrés de l’hindouisme, qui accueille des millions de pèlerins chaque année.

De son côté, le gouvernement du Bangladesh a placé son armée en état d’alerte et donné un ordre d’évacuation dans 19 districts côtiers, où plus de 4.000 abris anticycloniques ont été ouverts, selon un responsable des secours, Mohammad Hashim.

L’est et le sud-est de l’Inde sont régulièrement balayés par des tempêtes tropicales entre avril et décembre. En 2017, 250 personnes avaient été tuées au moment du passage du cyclone Ockhi dans le Tamil Nadu et le Kerala.

Nathan Vildy (avec AFP)