L’opposition boycotte un déjeuner avec Macron

Les élus des Hauts-de-France sont reçus à l'Elysée ce vendredi 29 mars pour un déjeuner avec le chef de l'état.

Ce vendredi 29 mars, Emmanuel Macron a invité les élus des Hauts-de-France à un déjeuner à l’Elysée. Plusieurs parlementaires LFI, LR et RN ont décliné.

Le Grand débat national proposé par l’exécutif en réponse à la contestation du mouvement des “gilets jaunes” s’est terminée le 15 mars dernier. Le gouvernement réunit désormais les acteurs politiques et les maires pour réfléchir aux solutions à proposer aux citoyens.

Ce vendredi 29 mars, entre 150 et 200 élus des Hauts-de-France ont été conviées à l’Elysée dont des maires, des parlementaires, le président de la région Xavier Bertrand et des représentants de l’Association des maires de France et des maires ruraux.

« Une parodie de débat »

Un communiqué signé par les députés Les Républicains Sébastien Huygue et Guy Bricourt (Nord), Julien Dive (Aisne), Maxime Minot (Oise) et Pierre-Henri Dumont (Pas-de-Calais) et les sénateurs Pascale Gruny et Antoine Lefèvre (Aisne) a circulé le mercredi 27 mars pour dénoncer « une parodie de débat ».

“Il nous a été signifié que les parlementaires ne seront pas autorisés à prendre la parole ou à interroger le chef de l’Etat lors de cette rencontre. Seuls les maires, choisis par le cabinet du président, pourront donc dialoguer avec ce dernier”, ont-ils rapporté dans ce communiqué.Ils ne se rendront donc pas à l’Elysée ce vendredi.

Les députés LFI des Hauts-de-France, François Ruffin (Somme), Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis (Nord) avaient annoncé lundi qu’ils boycotteraient eux aussi ce déjeuner à l’Elysée.

Jeudi 28, trois députés RN des Hauts-de-France ont annoncé avoir pris la même décision. Marine Le Pen, députée RN de la 11e circonscription du Pas-de-Calais, ne sera pas non plus présente au déjeuner pour cause de déplacement à la Réunion.

Dans une interview pour le Figaro, Xavier Bertrand se veut direct : « J’y vais avec des propositions concrètes. Une vrai réforme d’ensemble, pas des demi-mesures. » Et ajoute : « Si la crise des « gilets jaunes » appelle avant tout des réponses économiques, sociales et fiscales, elle révèle aussi une fracture entre les Français et leurs représentants ».

 

 

Nathan Cocquempot