Meurtre d’une prostituée trans : quinze et vingt ans de réclusion requis contre les accusés

Dans l’affaire du meurtre de Vanesa Campos, péruvienne de 36 ans et travailleuse du sexe transgenre, l’accusation a requis quinze et vingt de réclusion criminelle à l’encontre des principaux accusés. Six autres hommes seront jugés devant la cour d’assises de Paris. Le verdict devrait être connu en fin de semaine.

L’accusation a requis jeudi à Paris des peines de quinze et vingt ans de réclusion criminelle à l’encontre des deux principaux accusés au procès du meurtre de Vanesa Campos en 2018. Travailleuse du sexe transgenre sans-papier, elle avait été tuée au bois de Boulogne, dans un lieu sans éclairage.

L’avocat général Olivier Auféril a demandé la plus lourde peine, vingt années de réclusion criminelle, pour Mahmoud Kadri, 24 ans, qui a été désigné par l’ensemble de ses coaccusés comme celui ayant tiré sur Vanesa Campos, dans la nuit du 16 au 17 août 2018. 

cinq ans requis contre six autres accusés

A l’encontre de Karim Ibrahim, 29 ans, également renvoyé devant la cour d’assises de Paris pour “meurtre en bande organisée”, le représentant de l’accusation a sollicité une requalification en “complicité de meurtre” et une peine de quinze ans de réclusion. 

L’avocat général a par ailleurs requis des peines de cinq ans d’emprisonnement, dont l’une assortie du sursis, contre six autres hommes de 23 à 34 ans jugés à leurs côtés, pour leur participation à l’expédition punitive ayant conduit au meurtre ou pour avoir volé l’arme du crime. 

L’accusation a demandé que ces peines de prison soit assorties pour les huit accusés d’origine égyptienne d’une interdiction de port d’arme, ainsi que d’une interdiction, d’une durée de dix ans ou définitive, du territoire français. 

Un “climat de terreur”

L’enquête s’était rapidement concentrée sur une bande de voleurs égyptiens, qui sévissait depuis plusieurs années dans le bois et avait instauré un “climat de terreur”, contraignant les travailleuses du sexe transgenre sud-américaines à engager des “protecteurs”

Le soir des faits, au moins une dizaine de jeunes Égyptiens s’étaient retrouvés au bois de Boulogne, pour “reprendre la maîtrise du territoire” selon l’avocat général. Ils étaient armés de bombes lacrymogènes, de couteaux, de branches directement arrachées aux arbres, ainsi que d’un pistolet dérobé une semaine plus tôt dans la voiture d’un policier alors que ce dernier se trouvait avec une prostituée. 

Le verdict est attendu samedi.

Groupe 1