Trois mois de prison avec sursis requis contre Earvin Ngapeth pour l’agression d’un contrôleur SNCF

Trois mois de prison avec sursis ont été prononcés contre Earvin Ngapeth pour l'agression d'un contrôleur de la SNCF. Photo : Nula Anna Kłeczek.

Trois mois de prison avec sursis ont été requis lundi contre Earvin Ngapeth, l’international tricolore de volley qui avait oeuvré pour les titres européen et de la Ligue mondiale de l’équipe de France en 2015. Le joueur avait frappé un contrôleur SNCF en juillet dernier. Le délibéré sera rendu le 4 avril.

Le volleyeur français Earvin Ngapeth est bien “coupable”, selon la procureure, d’entrave à la circulation d’un TGV et d’outrage et violence contre un contrôleur. Elle a jugé que “la lecture de la procédure démontre suffisamment sa responsabilité.”

Le 21 juillet, à 6h35, alors qu’Earvin Ngapeth revient tout juste du Brésil, où il a été élu deux jours plus tôt meilleur joueur du tournoi de la Ligue mondiale, dans lequel la France a remporté le premier titre international de son histoire, le réceptionneur attaquant monte d’extrême justesse dans un train à destination de Poitiers, censé partir 2 minutes plus tard.

Son frère l’accompagne, mais leur ami manque à l’appel. Il “est arrivé 30 secondes plus tard”, affirme le volleyeur à la barre. Le contrôleur du train, absent à l’audience, accuse alors le frère du prévenu d’avoir bloqué la porte du train. Le ton monte. La star du volley tricolore l’insulte puis lui donne un coup de poing, déclare-t-il dans sa déposition à la police. Le joueur, qui faisait la une de l’Equipe le jour des faits, lui a lancé le quotidien au visage.

Earvin Ngapeth a nié avoir frappé l’agent de la SNCF mais a reconnu avoir été “très énervé”. Il s’est défendu en expliquant que le contrôleur : “nous a répété : “c’est toujours pareil avec vous”. Je lui ai répondu : “je ne suis pas un voyou”.

La “condescendance se lit en filigrane de cette procédure”, a remarqué la procureure, qui a également requis 3 000 € d’amende et 1000 € pour entrave à la circulation de train.

L’avocat de Earvin Ngapeth, Maître Hugues Bouget, a de son côté demandé la relaxe pour son client, pointant “énormément d’incohérences, de contradictions, même entre les autres agents”, qui ont donné “quatre versions différentes” du coup porté au contrôleur. Le délibéré sera rendu le 4 avril.

J.L