À Lille, des meetings LREM annulés, Violette Spillebout porte plainte

Violette Spillebout, 2019. Photo : Nicolas Quilliet

La campagne de la candidate LREM à la mairie de Lille Violette Spillebout a été désorganisée par des manifestants opposés à la réforme des retraites. Elle a porté plainte pour incitation à la haine.

Les élections municipales de Lille se déroulent sous tension. La candidate LREM aux élections municipales à Lille, Violette Spillebout, a porté plainte mercredi pour “entrave” à la liberté de réunion et d’expression après que plusieurs de ses réunions publiques ont été perturbées, voire annulées, par des manifestants dénonçant notamment la réforme des retraites.

J’ai déposé plainte ce matin au commissariat de police” pour dénoncer ce “harcèlement” et cette “incitation à la haine”, a déclaré la candidate du parti du président Emmanuel Macron.

Faire bloc contre les pressions

Violette Spillebout a également envoyé dans la matinée un communiqué à chacun des candidats lillois pour leur demander de “condamner sans réserve ces actions” menées par des individus qui ont proféré “cris, insultes et menaces”.

Elle dénonce notamment la publication sur les réseaux sociaux par le collectif d’extrême gauche “Lille Insurgée” des différents rendez-vous de campagne de la candidate LREM. “Nous vous partageons” ces rendez-vous “afin que vous puissiez vous y rendre plus facilement”, écrivait lundi, avec un clin d’œil, le collectif sur Facebook.

Pas “d’amalgames” pour le candidat LFI

Dénonçant tout “amalgame” entre “Lille insurgée” et La France insoumise, le candidat LFI à Lille, Julien Poix, a déclaré qu’il porterait plainte “contre toute personne incriminant” les militants mélenchonistes.

Les actions anti-Spillebout “ne sont pas de notre initiative politique”, a ajouté Julien Poix, qui aimerait que “la candidate macroniste appelle également à condamner les yeux crevés et les mains arrachées” lors des manifestations contre le gouvernement. Pas d’amalgames, donc, mais un peu quand même.

 

EPJT avec AFP.