Le chômage à 7% en 2022 ? Un objectif “franchement atteignable” pour Muriel Pénicaud

Jeudi, l’Insee a publié les chiffres du 4e trimestre. Le taux de chômage a nettement baissé, de 0,4 point, pour s’établir à 8,1% de la population active et atteindre son plus bas niveau depuis fin 2008.

“C’est très encourageant, c’est bien parti”. Invitée jeudi de la matinale de RTL, la ministre du travail Muriel Pénicaud s’est félicitée de la baisse du taux de chômage, qui s’établit à 8,1% selon les chiffres du 4e trimestre publiés par l’Insee jeudi, soit son plus bas niveau depuis plus de dix ans. La France (hors Mayotte) compte désormais 2,424 millions de chômeurs, soit 85.000 de moins sur le trimestre.

Fort de ce résultat, la ministre a même jugé jeudi que “l’ambition” d’un taux de chômage à 7% à la fin du quinquennat était “franchement atteignable”, précisant que 24 départements se situaient déjà sous cette barre symbolique.

> Regardez l’interview de Muriel Pénicaud sur RTL : 

+210.000 créations d’emplois dans le privé

Cette baisse serait la conséquence de plusieurs facteurs :  les créations d’emplois (+210.000 dans le privé en 2019), le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion des 15-64 ans qui travaillent, augmente de 0,7 point sur le trimestre et de 0,4 point sur un an à 65,9%.

Dernier critère explicatif, le taux d’activité, soit la part des 15-64 ans qui travaillent ou sont au chômage, augmente de 0,4 point à 71,8% et est quasi stable sur un an.

Hausse du halo autour du chômage

Pour le chômage de longue durée (depuis au moins un an), le taux baisse de 0,2 point sur le trimestre et de 0,4 point sur un an. Cela représente encore 965.000 chômeurs. Le taux de chômage baisse chez les 25-49 ans (-0,5 point) et les plus de 50 ans (-0,5 point) mais il augmente chez les 15-24 ans (+0,7 point) où il atteint encore 20%.

La part du sous-emploi, c’est-à-dire des personnes qui souhaitent travailler davantage, comme des employés à temps partiel, est de 5,3%, en recul sur un an de 0,5 point.

Un point noir qui peut être source d’inquiétudes : “le halo autour du chômage”, c’est-à-dire, les demandeurs d’emploi non actifs ou non disponibles immédiatement, est en hausse à 1,7 million.

EPJT avec AFP