Avec les conclusions de l’affaire Mueller, le président américain est retourné jeudi soir dans le Michigan pour son premier meeting MAGA (Make American Great Again).
« Pas de collusion ! Pas d’obstruction ! » jubile Donald Trump lors de son meeting jeudi soir dans le Michigan, après les conclusions de l’enquête Mueller qui écarte toutes menaces de procédure de destitution contre le dirigeant américain.
Un meeting pour la fin de l’affaire Mueller
Le ministre de la Justice américain, Bill Barr, a publié dimanche soir un résumé de quatre pages du rapport Mueller selon lequel il n’existe pas de preuve démontrant une coordination entre l’équipe Trump et Moscou pour influencer la présidentielle de 2016.
Un déplacement symbolique, puisque le Michigan fut le théâtre sa victoire lors des élections présidentielles de 2016, le 7 novembre, contre Hillary Clinton. Cet État – traditionnellement démocrate – avait accueilli la victoire de Barack Obama en 2008 et en 2012.
Après une longue introduction sur la malhonnêteté des médias et de leurs « fakes news », le milliardaire, nostalgique, est souvent revenu sur sa précédente victoire : « Vous vous souvenez ? ».
« Plus facile la deuxième fois »
Si une réélection passe par une nouvelle performance sur les mêmes terres, la carte électorale de Donald Trump semble être compromise pour les présidentielles de 2020. Depuis son arrivée au pouvoir, ce dernier n’a jamais montré sa volonté d’élargir ses intentions de vote dans le Michigan. Et la voie pour la victoire s’annonce étroite avec le retour en force des démocrates dans la « Rust Belt » (« ceinture de rouille »).
Mais Donald Trump ne perd pas espoir. Tourné vers 2020, il n’a pas hésité à vanté le mur à la frontière avec le Mexique. Il s’est aussi moqué des programmes de ses adversaires politiques avec, au premier rang, le « Green New Deal », une plateforme environnementale portée par plusieurs candidats aux primaires démocrates.
« Ce sera tellement plus facile la deuxième fois », assure-t-il confiant, à quelques 600 jours du prochain scrutin présidentiel.
Margaux Masson