Présidentielle : trois choses à savoir sur les parrainages

Mercredi 26 janvier, le Conseil des ministres a adopté le décret qui lance officiellement la course aux parrainages pour les candidats à la présidentielle. L’objectif : réunir 500 signatures avant le 4 mars.

  • Pourquoi un système de parrainage ?

Cette procédure sert de filtre avant le lancement des élections présidentielles. On évite ainsi les candidature trop nombreuses et les candidatures fantaisistes sont rapidement écartées.

Ce filtrage a été mis en place lors des 3 premières élections présidentielles au suffrage universel direct. Mais à l’époque seulement 100 parrainage étaient exigés. En 1976, une réforme a porté le nombre de signatures à 500.

Le système de parrainage a déjà été revu plusieurs fois. D’abord par la loi promulguée le 25 avril 2016 relatives aux “règles applicables aux élections et à l’élection présidentielle“. Ce texte a actualisé la liste des élus habilité à présenter un candidat. Les présidents des métropoles ont été ajoutés à cette liste par exemple.

La loi organique du 29 mars 2021 portant sur diverses mesures relatives à l’élection du Président de la République, concerne elle aussi les parrainages. Elle reporte l’entrée en vigueur de l’envoi électronique des parrainages, au plus tard en 2027.

  • Qui peut parrainer un candidat ?

Contrairement à l’idée généralement reçue, il n’y a pas que les maires qui sont habilités à donner leur parrainage. Les élus habilités à soutenir des candidats potentiels sont bien plus nombreux.

Les députés, les sénateurs et les représentant français au Parlement européen peuvent parrainer des candidats. C’est aussi le cas des maires, des présidents de métropoles, de communautés urbaines, de communautés d’agglomération et de communautés de communes.

S’y ajoutent également les conseillers de Paris et de la métropole de Lyon, les conseillers départementaux et régionaux et les conseillers territoriaux de Saint-Barthélémy, de  Saint-Martin et de Saint-Pierre et Miquelon. Les candidats peuvent aussi compter sur les membres élus des assemblées de Corse, de Guyane, de Martinique, de la Polynésie française, des Assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie et de l’assemblée territoriale de Wallis-et-Futuna, le président du conseil exécutif de Corse, le président du conseil exécutif de Martinique, le président de la Polynésie française et le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et enfin sur les conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger ou les présidents des conseils consulaires.

La course aux parrainages est la première épreuve étape à passer pour les prétendants à l’Élysée.
  • Où en sont les candidats à l’élection présidentielle de 2022 ?

Le 25 janvier, France Info faisait un point sur le nombre de promesses de parrainage annoncé par les candidats. En effet, aucun outil ne permet de suivre l’avancée de ce processus, jusqu’à la clôture de la collecte.

Selon France Info, la candidate qui aurait le plus de parrainages était Valérie Pécresse. Elle aurait déjà reçu “plusieurs milliers” de promesses de parrainages selon un sénateur du parti. Anne Hidalgo et son entourage n’ont pas souhaiter communiquer à ce sujet. Du côté de LaRem, l’objectif serait de pouvoir afficher un nombre important de parrainages lors de l’annonce officielle de la candidature d’Emmanuel Macron.

Yannick Jadot (EELV) aurait également dépassé les 500 promesses de signatures. Fabien Roussel (PC) ne donne pas de chiffre tout en assurant avoir “les signatures nécessaires dans les temps“. Les candidats plus connus pour leurs positions extrêmes auraient quant à eu plus de mal a rassembler des promesses de parrainages. Du côté d’Éric Zemmour on culminerait à 400 promesses de parrainage selon l’entourage du candidat. Pour le Rassemblement National, Marine Le Pen aurait pour le moment enregistré entre 400 et 450 promesses. Jean-Luc Mélenchon quant à lui dépasserait les 400 promesses. Enfin Hélène Thouy (parti animaliste) avait 260 promesses de signature au 25 janvier, et Nicolas Dupont-Aignan en serait à 450.

Tous les candidats ont jusqu’au 4 mars prochain pour valider leurs 500 signatures, faute de quoi ils ne pourront participer à l’élection.